FAQ

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Le cuivre et ses alliages

Le cuivre est un élément essentiel dont les plantes et les animaux ont besoin pour vivre. Le cuivre est également un métal industriel qui possède des propriétés de conductivité électrique et thermiques exceptionnelles. Il est facile à travailler et, grâce à l'incorporation d'autres métaux, il peut déployer une large gamme de performances. C'est un métal indispensable dans un grand nombre d'applications domestiques et industrielles.

Le cuivre est raffiné à partir de minerais présents en de nombreux endroits de la surface du globe. Les cinq plus grands pays extracteurs sont le Chili, la Chine, le Pérou, les Etats-Unis et l'Australie.

Le cuivre fait partie des quelques matériaux qui peuvent être recyclés, indéfiniment, sans perte de propriétés. Près d'un tiers de la demande annuelle mondiale en cuivre est satisfaite par le recyclage. Selon le Fraunhofer Institute, les deux tiers du cuivre produit depuis 1900 sont toujours en circulation aujourd'hui.

Le cuivre est un oligo-élément indispensable à l'être humain. Les principales sources de cuivre dans l'alimentation sont les fruits de mer, les abats (notamment foie), les céréales à grains entiers, les noix, le raisin, les légumes et le chocolat.

Un alliage est fabriqué lorsqu'un métal est mélangé à un ou plusieurs éléments. La combinaison confère à l'ensemble des propriétés qui n'existaient pas dans les éléments pris séparément. Les proportions de cuivre et des éléments d'addition dans l'alliage dépendent des propriétés requises pour cet alliage. Le laiton et le bronze sont les alliages de cuivre les plus connus.

Oui. Le laiton est obtenu en combinant le cuivre et le zinc. Le laiton est solide, résistant à la corrosion et facilement travaillé sans chauffage. Le bronze est fabriqué à partir d'étain, de phosphore et de cuivre. Le bronze est plus dur que le laiton, il combine résistance mécanique, résistance à la fatigue, usinabilité et tenue aux frottements. Le laiton et le bronze existent sous diverses nuances couvrant une large palette de couleurs et de finitions.

Propriétés antibactériennes

"Antibactérien" est la capacité d'une substance à tuer ou à neutraliser les bactéries. Dans le cas du cuivre, l'efficacité à lutter contre les virus et les champignons (y compris les moisissures) est également prouvée.

Oui. L'homme a exploité les propriétés naturellement antibactériennes du cuivre depuis les tout premiers âges. Il a été clairement démontré par de nombreuses études scientifiques menées depuis des décennies que le cuivre est capable d'éradiquer les bactéries les plus résistantes, les moisissures et les virus.

La littérature scientifique cite l'efficacité du cuivre pour tuer et inactiver plusieurs types de bactéries pathogènes, moisissures et virus dont :

Acinetobacter baumannii
Adénovirus
Aspergillus niger
Candida albicans
Campylobacter jejuni
Entérobactéries résistantes aux carbapénèmes (ERC)
Clostridium difficile
Coronavirus humain (229E)
Enterobacter aerogenes
Escherichia coli (O157:H7)
Helicobacter pylori
Grippe A (H1N1)
Klebsiella pneumoniae
Legionella pneumophila
Listeria monocytogenes
Mycobacterium tuberculosis
Norovirus ou virus de Norwalk
Poliovirus
Pseudomonas aeruginosa
Salmonella enteritidis
Staphylococcus aureus (SARM, SAMS, E-SARM)
Bacille tuberculeux
Entérocoque résistant à la Vancomycine (ERV)

Non, les alliages de cuivre le sont aussi. Des tests ont été menés sur du cuivre pur ou faiblement allié, des laitons, des bronzes, des cupro-nickels et des alliages ternaires cuivre-zinc-nickel (ces derniers sont quelquefois appelés nickel-argent car ils possèdent une couleur blanche et brillante mais ne contiennent pas du tout d'argent).

Les alliages qui contiennent le plus de cuivre tuent plus rapidement les micro-organismes.

Lorsqu'un alliage de cuivre est choisi pour l'élaboration d'un produit, il est important de considérer à la fois ses propriétés mécaniques, son procédé de fabrication et bien entendu, sa couleur. Les alliages de cuivre sont disponibles dans une large palette de couleurs allant du jaune (laitons) au brun foncé (bronzes) en passant par la couleur argent (maillechort).

La capacité antibactérienne du cuivre dépend de la température, de la concentration en cuivre et du type de micro-organisme avec lequel il est en contact et de la façon dont il a été contaminé : par toucher, éternuement ou essuyage. Alors que lors d'essais en laboratoire, on peut étudier des différences entre les alliages, dans un environnement clinique, les écarts ne sont pas discernables. Depuis de nombreuses années, les études cliniques ne cessent de démontrer l'activité permanente et efficace à la fois du cuivre et de ses alliages

Non, les propriétés antibactériennes du cuivre sont intrinsèques au matériau. Cela permet d'assurer l'efficacité antimicrobienne durant toute la durée de vie du produit. Ce dernier conservant une surface active même après une abrasion ou un choc contrairement aux revêtements. Afin de maintenir l'effiacité de ces surfaces dans le temps, elles ne doivent pas être revêtues, cirées, graissées, peintes ou vernies. Aucun traitement de surface ne doit être appliqué.

Alors que les revêtements et les dépôts peuvent tout d'abord présenter des caractéristiques antimicrobiennes, à la longue, ils deviennent sensibles à l'usure et des dommages en surface peuvent non seulement diminuer l'efficacité du revêtement de cuivre actif mais ils peuvent également être porteurs de germes lorsqu'il s'agit de rayures profondes. Les surfaces massives constituées par le cuivre et ses alliages sont antibactériennes dans leur intégralité. Les revêtements sont complètement exclus de l'enregistrement par l'EPA aux Etats-Unis et de l'utilisation de la marque antimicrobial copper (Cu+) en raison des doutes sur leurs probables durabilité et efficacité à long terme.

En tant que représentant de l'industrie mondiale, l'International Copper Association, Ltd (ICA), en lien avec les centres du cuivre, a créé la marque Antimicrobial copper qui concerne à la fois le service et la certification. La marque Antimicrobial Copper constitue le point d'appui de l'International Copper Association et de son réseau mondial à travers les multiples centres du cuivre (Copper Alliance) pour répondre à la gestion et au déploiement du cuivre et de ses alliages antibactériens.

L'utilisation de la marque Antimicrobial Copper et de son logo Cu+ par une entité indique qu'un centre de cuivre, sous l'égide de l'International Copper Association, Ltd, en garantit l'autorisation sur la base d'un cahier des charges strict défini par les conditions d'utilisation. Ces règles régissent la façon dont l'utilisateur va faire la promotion, la recommandation et le développement de cette nouvelle technologie en accord avec les recherches existantes et les exigences réglementaires et législatives en vigueur.

"Antimicrobial Copper" est le terme générique de tous les alliages de cuivre antimicrobiens approuvés Cu+.

Essais en hôpitaux

Oui, les surfaces de contact en cuivre antimicrobien ont prouvé leur efficacité en présentant une contamination inférieure de 83 à 100 % par rapport aux surfaces de contact traditionnelles au cours d'expérimentations en hôpitaux à travers le monde.

Au Royaume-Uni, l'hôpital Selly Oak à Birmingham, appartenant à l'University Hospital Birmingham NHS trust, a été sélectionné pour devenir un centre de tests pour cette nouvelle approche de prévention des infections.

Le premier article publié à ce sujet a montré que les propriétés antibactériennes du cuivre sont confirmées dans les conditions de travail réelles et que les surfaces en cuivre ont, au moins 90 % de bactéries en moins comparé aux surfaces traditionnelles. Ces résultats ont été également confirmés sur le long terme à Selly Oak et publiés dans Infection Control and Hospital Epidemiology. En outre, afin d'évaluer leur résistance, quelques bactéries qui ont survécu comme l'ERV, le MSSA, le SARM et le coliform ont été à nouveau testés. Aucune résistance au cuivre n'a été observée.

D'autres essais ont eu lieu ou sont en cours au Chili, en Chine, en Finlande, en France, en Allemagne, en Grèce, en Inde, au Japon, en Pologne, en Afrique du Sud, en Espagne  ainsi qu'aux Etats-Unis.

D'autres essais financés par le ministère de la défense des Etats-Unis, réalisés dans les services de soins intensifs de trois hôpitaux, ont pour but, non seulement de déterminer l'efficacité du cuivre en réduisant le pourcentage de germes pathogènes mais également de déterminer si une telle réduction se traduirait par une baisse du taux d'infection des patients. Les chercheurs, en charge de cet essai et issus de trois hôpitaux, le Memorial Sloan - Kettering Cancer Centre à New-York, la Medical University de Caroline du Sud et le centre Ralph H Johnson VA medical, situés tous les deux à Charleston en Caroline du sud, ont substitué des éléments fréquemment touchés comme les barres de lits, les tablettes roulantes, les boutons d'appel du personnel et les pieds à perfusion par des éléments en cuivre antimicrobien.

Les chambres dotées de surfaces de contact en cuivre ont permis d'obtenir une réduction de la charge microbienne en moyenne de 83 % par rapport aux surfaces de contact traditionnelles. Cela représente un niveau de contamination encore plus bas qu'un nettoyage total effectué après le départ d'un patient.

De plus, dans les unités de soins intensifs, les résultats ont également démontré que l'utilisation de surfaces de contact en cuivre antimicrobien réduisait de 58 % le risque de contracter une infection nosocomiale.

Vérification de l'efficacité antibactérienne du cuivre par tierce partie indépendante

Oui. Le 29 février 2008, l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA) a officiellement enregistré le cuivre et 275 de ses alliages comme agents antibactériens dans le cadre de la santé publique. Depuis, de nouveaux alliages ont été enregistrés, ce qui porte le chiffre à plus de 450. Le cuivre et ses alliages sont les seuls métaux autorisés à recevoir cet agrément pour la fourniture et la commercialisation de ces produits sur le territoire des Etats-Unis.

Cet enregistrement du cuivre et d'un nombre conséquent de ses alliages, tels que le laiton et le bronze, est une reconnaissance officielle, par l'EPA, des propriétés antibactériennes de ces composés métalliques. Les produits, fabriqués à partir de ces alliages, peuvent légalement revendiquer des propriétés dans le cadre d'applications portant sur des questions touchant à la santé publique aux USA.

Selon la réglementation de l'EPA, une revendication relative à la santé publique concerne le contrôle de micro-organismes pouvant représenter un danger pour la santé humaine. Afin d'obtenir ce type de certification, des tests rigoureux sont mis en œuvre par l'EPA dans un laboratoire indépendant qui adhère aux règlements des bonnes pratiques de laboratoire de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques)

Les études laboratoire conduites par l'EPA via son protocole approuvé ont démontré la capacité du cuivre à tuer, le temps d'un contact de deux heures, plus de 99,9 % des bactéries pathogènes suivantes : Staphylococcus aureus, Enterobacter aerogenes, Escherichia coli O157:H7 (E. coli O157:H7), Pseudomonas aeruginosa,Entérocoque résistant à la Vancomycine (ERV) et staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM).

Lorsqu'elles sont régulièrement nettoyées, les surfaces Cu+ - Antimicrobial copper :

- éradiquent plus de 99,9 % des bactéries en deux heures d'exposition,

- ont une action antibactérienne continue dans le temps et restent efficaces en éliminant plus de 99,9 % des bactéries même après des contaminations répétées,

- restent efficaces en éliminant plus de 99,9% des bactéries en deux heures, même après des cycles d'humidification, d'abrasion sèche et de re-contamination répétés,

- contribuent à inhiber la croissance et l'accumulation des bactéries, en deux heures d'exposition, après des cycles répétés de nettoyage.

Note : ces spécificités s'appliquent uniquement au cuivre et aux alliages de cuivre ne disposant d'aucun type de revêtement. Ces matériaux sont un complément et non un substitut aux mesures d'hygiène habituellement pratiquées. Les données issues de l'étude en soins intensifs américaine montrent que le cuivre réduit de façon significative le risque d'infection

Applications

L'utilisation du cuivre et de ses alliages pour les éléments fréquemment touchés tels que les poignées de porte, les plaques de propreté, le mobilier, les brancards, les pieds à perfusion, les interrupteurs ou postes informatiques peut contribuer à réduire le nombre de bactéries pathogènes présentes en environnement médical. Les alliages cuivreux antibactériens ont démontré leur potentiel pour réduire les contaminations bactériennes entre les nettoyages et les désinfections routiniers, faisant d'eux une mesure additionnelle très performante pour améliorer l'hygiène. Les données issues de l'étude en soins intensifs américaine montrent que le cuivre réduit de façon significative le risque d'infection.

Le transfert horizontal de gènes des bactéries joue un rôle important dans l'évolution et dans l'accroissement de la résistance des germes aux antibiotiques, ce qui a conduit à une augmentation du nombre de patients contaminés par des bactéries multi-résistantes (BMR).

Alors que le processus du transfert horizontal de gènes des bactéries se produit dans l'environnement (par exemple, sur les surfaces fréquemment touchées comme les portes, les plateaux ou les tables en acier inoxydable), le cuivre, au contraire, empêche ce phénomène en tuant rapidement la bactérie à son contact en détruisant ainsi totalement son matériel génétique.

Le cuivre est déjà un élément actif dans différents types de produits antibactériens : en agriculture, en environnement marin, dans les milieux de santé et domestiques. Le cuivre est utilisé pour les bains de bouche anti-plaques, les dentifrices et les médicaments. Des crépines pour évier en cuivre ou des tampons à récurer en cuivre pour la vaisselle peuvent aider à prévenir les contaminations croisées dans la cuisine. A l'heure actuelle, des surfaces en cuivre et en alliages de cuivre ont été installées dans les hôpitaux partout dans le monde.

En dehors de son usage dans les établissements de santé, le cuivre et ses alliages peuvent être également utilisés dans des endroits où la transmission des germes peut se produire comme les maisons de retraite, les ambulances, les gymnases, les écoles, les bâtiments publics, les transports en commun ou les bureaux.

De nos jours, dans les bâtiments les plus modernes, l'exposition à des micro-organismes toxiques est une préoccupation importante qui a généré des besoins prioritaires pour l'amélioration des conditions de chauffage, de ventilation et de climatisation. On estime aujourd'hui que la qualité de l'air peut être responsable de plus de 60 % des cas de bâtiments considérés comme malsains (à titre d'exemple, les ailettes en aluminium des systèmes d'air conditionné sont reconnues comme étant des foyers importants de populations microbiennes).

Chez les personnes immunodéprimées, l'exposition à des micro-organismes pathogènes en provenance des systèmes de traitement de l'air, ventilation ou de climatisation peut provoquer de graves infections pouvant conduire au décès. Plusieurs publications démontrent que le cuivre est susceptible de détruire de nombreuses bactéries communément observées dans les systèmes de traitement de l'air. Dans ce domaine, une étude américaine, (réalisée dans deux casernes militaires similaires dans lesquelles les échangeurs de chaleur ont été comparés) a conclu que le cuivre aidait à contrôler l'émission de champignons en provenance de ces systèmes et contribuait à limiter leur contamination.

Le nombre d'infections d'origine alimentaire suggère que les mesures d'hygiène préconisées par les réglementations et les normes industrielles sont insuffisantes pour préserver la qualité de la chaîne alimentaire mondiale. Des recherches universitaires ont démontré que les surfaces de contact en alliage de cuivre peuvent être utilisées lors de contacts alimentaires secs et contribuent, dans les établissements de transformation des aliments, à réduire la contamination croisée d'organismes pathogènes d'origine alimentaire tels que l' E. coli O157:H7, le Campylobacter jejuni, la Listeria monocytogenes, la Salmonella enteriditis et le SARM. Le cuivre à la propriété intrinsèque de détruire rapidement ces bactéries aussi bien à basse température (4°C) qu'à température ambiante (20°C).

Comment le cuivre agit-il ?

Le cuivre est un oligo-élément essentiel autant pour les êtres humains que pour les bactéries mais, à hautes doses, les ions cuivre peuvent causer une série de dommages au niveau des cellules des bactéries.  Le mécanisme exact par lequel le cuivre tue les bactéries est encore inconnu cependant, plusieurs théories existent et sont en cours d'approfondissement. On peut citer :

· La fuite de potassium ou de glutamate à travers la membrane cellulaire.

· La perturbation de la balance osmotique.

· La chélation à des protéines qui n'ont pas besoin de cuivre.

· Le stress oxydant par génération de peroxyde d'hydrogène.

Les tests en laboratoire ont démontré que les alliages de cuivre éradiquent 99,9 % des populations de SARM en l'espace de deux heures. Ces tests ont simulé une contamination par voie humide comme un éternuement ou une éclaboussure. Les dernières recherches ont montré que lors d'un essai qui simule une contamination dans un contexte sec, comme le toucher, 10 millions d'unité formant colonie d'Enterococcus faecalis résistant à la Vancomycine ont été éradiqués en moins de 10 minutes.

Non, l'effet antibactérien du cuivre démarre immédiatement. Les temps indiqués correspondent à des tests scientifiques réalisées selon des modes opératoires strictement contrôlés et reproductibles et font référence à un temps correspondant à l'élimination totale des micro-organismes dans un contexte expérimental donné. Dans ces expérimentations, un nombre conséquent de populations bactériennes est utilisé, à des ordres de grandeur considérablement plus élevés que ce qui pourrait être observé dans le milieu médical réel. Quand ces mêmes tests sont réalisés à des doses nettement moins élevées, l'élimination totale, par exemple du SARM, ne prend qu'une quinzaine de minutes.

Ce fait est hautement improbable pour au moins trois raisons :

· Le cuivre est naturellement présent dans la croûte terrestre et, jusqu'à présent, on en connaît aucun micro-organisme résistant au cuivre. Certains organismes montrant une tolérance élevée au cuivre existent mais ils ne résistent pas au contact d'une surface en cuivre. En comparaison, certaines bactéries résistantes à la pénicilline ont commencé à apparaître dans les 30 années suivant son utilisation.

· Le cuivre éradique les micro-organismes de multiples façons et pas selon un mode spécifique agissant sur un unique récepteur comme le font la plupart des antibiotiques.

· Les micro-organismes sont éradiqués avant qu'ils ne  se multiplient ; ainsi, ils ne peuvent transmettre aucun éventuel matériel génétique qui pourrait être à l'origine du développement de résistances par les générations futures.

Lors d'essais cliniques, les bactéries récupérées sur les surfaces de contact en cuivre ont été étudiées en laboratoire et, à nouveau déposées sur des surfaces en cuivre, elles sont mortes sans développer de résistance.

Le cuivre et les autres matériaux antibactériens

Les produits en cuivre ou en alliages de cuivre sont antibactériens dans leur intégralité : même si les surfaces de ces matériaux sont rayées, leur efficacité antibactérienne ne s'interrompt pas. Ils ne peuvent pas s'user comme le feraient des revêtements ou des traitements de surface. Le cuivre et ses alliages sont les seuls matériaux disposant d'un agrément par l'EPA portant sur des questions de santé publique.

Non. L'efficacité antibactérienne comparée du cuivre, de l'aluminium, de l'acier inoxydable, du PVC et du polyéthylène a été étudiée. Là où il a été démontré que le cuivre est capable de tuer des micro-organismes efficacement et rapidement, il n'y a aucune preuve que l'aluminium, l'acier inoxydable, le PVC ou le polyéthylène possèdent des vertus antibactériennes

Dans les études réalisées dans le laboratoire du Pr. B. Keevil à Southampton, les surfaces synthétiques dopées aux ions argent ont le même comportement que l'acier inoxydable dans des conditions normales d'utilisation (température et humidité), c'est-à-dire qu'ils ne montrent aucune activité antibactérienne.

De nombreux revêtements contenant de l'argent antibactérien utilisent une norme industrielle japonaise pour tester leur efficacité. Cependant, les conditions de ces tests ne sont absolument pas représentatives des environnements que l'on retrouve dans les établissements de santé.

La norme japonaise consiste en un test de 24 heures à 37°C dans une atmosphère à plus de 90 % d'humidité. Un film plastique est comprimé autour de l'échantillon afin de retenir l'humidité. Dans ces conditions particulières, les surfaces dopées à l'argent peuvent montrer des propriétés antibactériennes notables. Ce résultat est influencé très favorablement par l'excès d'humidité qui participe à la création de conditions favorables aux échanges ioniques indispensables pour combattre les micro-organismes. Cependant, comme le Pr. Keevil l'a démontré, lorsque la température et l'humidité retrouvent des niveaux habituels, ces revêtements sont inactifs et ont le même comportement que les surfaces de contrôle en acier inoxydable. Tous les alliages de cuivre testés s'avèrent efficaces dans n'importe quelles conditions.

Une autre étude menée par le Dr. Harold Michels a confirmé les résultats du Pr. Keevil. Le Dr. Michels a testé l'efficacité antibactérienne de divers alliages de cuivre et de surfaces dopées à l'argent sur le SARM dans les conditions expérimentales de la norme japonaise et dans les conditions habituelles de l'intérieur d'un bâtiment (20°C et 20-24% d'humidité). A 35°C et 90 % d'humidité, tous les matériaux éradiquent plus de 99,9999 % des SARM. A 20°C et 90 % d'humidité, des résultats similaires sont obtenus. A 35°C et 20 % d'humidité, seuls les alliages de cuivre éliminent plus de 99,9999 % des bactéries, les surfaces dopées à l'argent ne démontrant pour leur part plus aucune activité.

Les résultats à 20°C et 24 % d'humidité sont très similaires. Une réduction de plus de 99,9999 % est obtenue avec tous les alliages de cuivre tandis que l'efficacité des surfaces à l'argent est inférieure à 20 %. L'argent massif est un agent antibactérien efficace mais ne possède pas de bonnes qualités mécaniques ou de capacité à être allié pour la fabrication de surfaces de contact. Le prix est naturellement un obstacle majeur à son emploi.

Oui, une nouvelle norme mexicaine a été publiée en janvier 2014 sous la référence PROJ-NMX-W-163-SCFI-2013 COPPER AND COPPER ALLOY PRODUCTS - ANTIMICROBIAL CHARACTERISTICS - SPECIFICATIONS AND TEST METHODS. D'autres organismes natioanux de normalisation travaillent sur l'élaboration de normes concernant ces essais.

Nettoyage

Non, les alliages de cuivre ont besoin d'être nettoyés de la même façon que n'importe quelle autre surface de contact afin d'éliminer les saletés et les dépôts qui pourraient empêcher le contact avec le cuivre. Les mesures d'hygiène habituelles pour le nettoyage des surfaces de contact, aussi bien que le lavage des mains, sont les premières lignes de défense. Le cuivre et ses alliages sont un moyen d'action complémentaire et non un substitut aux méthodes de désinfection et de contrôle usuelles. Les produits en cuivre restent actifs en permanence et aident à réduire les contaminations entre les nettoyages.

Les produits habituellement utilisés en milieu hospitalier sont tout à fait compatibles avec le cuivre et ses alliages. Même les solutions à base d'eau de javel peuvent être utilisées à condition que les surfaces soient rincées par la suite. Pour maintenir son efficacité antimicrobienne, seul ce type de nettoyage suffit. Un traitement avec un nettoyant spécifique pour métaux n'est envisageable que si le maintien d'une finition brillante est nécessaire.

Esthétique

Le cuivre et ses alliages s'oxydent naturellement et se ternissent avec le temps. Le temps nécessaire à un changement de couleur dépend de l'alliage et des conditions d'exposition. Dans les conditions habituelles, à l'intérieur d'un bâtiment, le changement de coloration n'intervient pas avant plusieurs années. A titre d'exemple, une plaque de propreté en laiton s'est patinée en brun sombre au bout de 36 mois au cours de l'expérimentation hospitalière conduite à l'hôpital de Selly Oak. Il existe également des alliages spécifiques susceptibles de conserver leur coloration et leur brillance au fil du temps.

Non, en fait des études montrent que lorsqu'une surface en cuivre ou en alliages de cuivre se ternit ou s'oxyde, son efficacité antibactérienne est encore meilleure !

Coût et coûts/bénéfices

Non. Le coût des matières premières représente seulement une fraction du coût total d'un produit, seuls des produits élaborés à partir de matériaux à coûts élevés ou à forte valeur ajoutée restent chers. Aucun revêtement ou traitement de surface ne sont nécessaires, ce qui représente à la fois une économie et un avantage pour l'environnement. Les prescritpeurs doivent également mettre en exergue le rôle antimicrobien permanent des éléments en cuivre. Le cuivre s'inscrit également dans le cadre de l'éco-conception car il est recyclable indéfiniment, à la fin de son long cycle de vie, sans perte de ses propriétés.

Le professeur Tom Elliot, responsable de la recherche à l'hôpital Selly Oak de Birmingham, a déclaré que "le coût d'aménagement de l'hôpital où se tiennent les essais (une salle de 20 lits en médecine générale) était équivalent au coût d'une infection et demie".

Un outil permettant le calcul du retour sur investissement a été développé par l'Université du York Health Economics Consortium. Il permet d'évaluer, à partir de données de l'utilisateur, le retour sur investissement de l'installation de surfaces de contact antimicrobial copper dans le cadre de nouvelles constructions ou lors de projets de rénovation.

Basé sur les conclusions de réduction des taux d'infections nosocomiales résultant de l'étude multi-sites aux USA, les données concernant les coûts des  installationsrécentes dans des hôpitaux européens et les coûts des soins mesurés au Royaume-Uni, l'équipement d'un service médical neuf ou sa rénovation procurent un retour sur investissement de moins de deux mois. L'installation d'une surface antimicrobial copper permettra non seulement de réduire les coûts associés aux infections nosocomiales mais également de mobiliser moins de lits et d'utiliser le personnel soignant plus efficacement.

Sécurité

Oui, l'utilisation de surfaces de contact en cuivre et en alliages de cuivre est absolument sans danger. Le cuivre est utilisé par l'homme depuis 10 000 ans en toute sécurité. L'industrie du cuivre a mis en œuvre un programme d'évaluation du risque pour le cuivre. La procédure de validation a été effectuée sous l'égide des instances européennes et sous le contrôle du gouvernement italien, désigné comme référent par l'intermédiaire de l'Istituto Superiore di Sanità. Le processus est maintenant terminé et l'une des principales conclusions, validée par la Commission Européenne et l'expert référent, est que « l'utilisation des produits en cuivre est de manière générale sans risques pour l'environnement et les citoyens en Europe ».

Le cuivre est également un oligo-élément essentiel pour l'homme au même titre que le zinc ou le fer. Un adulte a besoin d'un apport journalier de 1 mg de cuivre. Les aliments riches en cuivre sont par exemple le chocolat, les noix et les graines. Un régime équilibré est le meilleur moyen de se prémunir d'une déficience en cuivre.

Non, le cuivre est, par exemple utilisé pour la fabrication des pièces de monnaie depuis des siècles et est ainsi régulièrement touché. En fait, le cuivre joue un rôle important dans le maintien et la bonne santé de la peau.  De nombreux dermatologues ont élaboré des crèmes pour la peau qui utilisent du cuivre en tant qu'agent antivieillissement ou antioxydant.

Certaines personnes peuvent devenir sensibles au nickel et déveloper une dermatite de contact allergique lorsque la peau entre en contact direct et prolongé avec les nickel, avec des objets chromés ou bien certains alliages à partir desquels sont fabriqués des bijoux, des montres et des lunettes, par exemple. L'Union européenne a défini, pour les objets en contact direct avec la peau, une norme sur la libération de nickel à ne pas dépasser. Cette limite ne s'applique pas au nickel utilisé dans les alliages de cuivre pour la fabrication des pièces ou des surfaces de contact car leur manipulation reste limitée.

Ressources

Oui, si l'on se réfère aux réserves minières et grâce aux innovations permanentes de l'industrie, il y a de bonnes raisons de croire que le cuivre continuera d'être un élément essentiel et utile pour la société de demain. Depuis 1950, selon les données du US Geological Survey, on estime, en moyenne, que les disponibilités en cuivre sont en permanence de 40 ans et de plus de 200 ans en considérant les ressources exploitables. Cela illustre les progrès technologiques et l'évolution économique de l'industrie minière. On peut noter également que 35 % de la demande mondiale est satisfaite par le recyclage.

Le cuivre et les alliages de cuivre sont des matériaux techniques, résistants, colorés et recyclables. Ils sont disponibles dans une grande variété de formes et de produits, adaptés à des usages très divers. Le cuivre et ses alliages offrent pour les concepteurs une large gamme de matériaux pour la fabrication de produits fonctionnels, durables et rentables.

Le cuivre et certains de ses alliages possèdent des propriétés antimicrobiennes intrinsèques (sous la désignation de cuivre antimicrobien ou antibactérien, autrement dit Antimicrobial Copper en anglais). Les produits fabriqués à partir de ces matériaux spécifiques ont un avantage supplémentaire, participant à l'hygiène. Les produits en cuivre antimicrobien constituent une aide supplémentaire, et non un substitut, dans le cadre des pratiques usuelles visant le contrôle des infections. Il reste primordial que toutes les mesures d'hygiène courantes soient maintenues, y compris celles liées au nettoyage et à la désinfection des surfaces environnementales.

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